Comment le Bitcoin peut mener à nouvelle civilisation numérique… (suite de l’article)

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La renaissance de Satoshi Nakamoto

Pour que la révolution Bitcoin atteigne vraiment une hypercroissance durable, il faudra le soutenir. Il sera nécessaire de détourner une partie de l’économie vers des initiatives de financement qui le préconisent et de protéger un écosystème sain et prospère.

Je propose que Satoshi Nakamoto renaisse sous la forme d’une organisation à but non lucratif : la Fondation Nakamoto Satoshi (FNS) qui aurait une mission simple : aider l’économie de la monnaie numérique à continuer de croître et de prospérer.

La Fondation Satoshi Nakamoto devrait soutenir et promouvoir toutes les cryptocurrencies légitimes, pas seulement le Bitcoin donc, et elle devrait être soigneusement conçue pour assurer une gouvernance transparente. Prenez la Wikimedia Foundation et le W3C  pour exemples. Deux excellents exemples pour le Bitcoin sont la Fondation Bitcoin et la Fondation Mastercoin.

La révolution sera financée par le Crowdfunding

Pour exécuter sa mission, la Fondation Satoshi Nakamoto aura besoin de financement important et continu. Cela pourrait être soulevé par les contributions des participants de l’économie Bitcoin.

Par exemple, à chaque échange de crypto-devise pourrait simplement être ajouté une petite taxe de transaction qui irait à cette organisation, comme une taxe sur les écosystèmes de crypto-monnaie. Cette taxe pourrait être assez petite pour faire pratiquement aucun impact sur les opérations individuelles. Ce serait un petit sacrifice mais utile pour faire augmenter la valeur de l’écosystème numérique de change au cours du temps.

Le financement récupéré avec cette taxe pourrait être utilisé pour fournir des fonds de défense juridique aux acteurs du marché de la crypto-devise, pour améliorer les infrastructures autour de l’écosystème, pour la recherche et l’innovation dans les technologies pertinentes, pour le marketing et la sensibilisation, pour financer d’autres initiatives à but non lucratif et aider davantage l’économie de la monnaie numérique.

La Fondation Satoshi Nakamoto devrait également placer une partie de ses ressources sur les initiatives axées pour la lutte contre les activités cyber-criminelles et faire de la nouvelle économie numérique un moyen plus sûr.

Si la Fondation Satoshi Nakamoto voit le jour et est suffisamment financée, elle devra créer une boucle de rétroaction : comme les Bitcoins et les autres crypto-devises augmentent en volume de transactions, ils permettent le financement de l’organisation. A son tour la Fondation se battra pour protéger et développer l’écosystème, générant des transactions encore plus sûres et donc encore plus nombreuses. Une hypercroissance pourrait s’ensuivre.

Une économie du peuple, par le peuple, pour le peuple

Contrairement à d’autres organisations de gouvernance économique, la Fondation Satoshi Nakamoto ne serait pas constituée d’une seule personne ou d’un petit groupe, mais plutôt de vous, de millions voire de milliards de personnes qui participent au nouvel écosystème de la monnaie numérique. Au lieu d’une économie contrôlée par quelques-uns, elle serait contrôlée par nous tous.

Ce serait révolutionnaire. Mais comme toute révolution, elle ne se fera pas sans un combat. Si jamais le Bitcoin ou d’autres monnaies numériques commencent à représenter une réelle menace pour certains, nous verrons des tentatives de ceux au pouvoir pour les étouffer. Les nombreuses réponses immunitaires se présenteront pour lutter contre l’émergence de la nouvelle économie numérique. C’est une autre raison pour laquelle il est important pour la Fondation Satoshi Nakamoto d’exister.

La Fondation Satoshi Nakamoto doit voir le jour le plus tôt possible, et j’espère que les principaux détenteurs de Bitcoins  (certains sont assis sur des centaines de millions de dollars en valeur Bitcoin) envisageront d’investir une partie de leur manne dans une organisation comme celle-ci. C’est pour leur bien, en fin de compte.

Nova Spivack est un passionné de technologie futuriste, investisseur providentiel et serial entrepreneur. Actuellement, il est le PDG et co-fondateur de Tursiops, une plate-forme d’intelligence sociale qui aide en temps réel les entreprises à découvrir les nouvelles tendances qui influent sur leurs activités.

Sources : VentureBeat / Business – 17/01/2014

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